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Le Village Elfique
Décor de
campagne D&D

Ouf... Ils étaient tous vivants, c'était le plus important.
Malgré ses multiples blessures, toutes superficielles, il était en bon état.
la première à parler fut Yunestrel, s'enquérant de l'état de tout le monde.
Bah, comme le dit Dragan, ils étaient tous plus ou moins amochés, mais la
guérison pouvait attendre. Cependant, ils semblaient tous exténués, enfin...
Sauf Yunestrel, qui se dirigea vers leur sauveur en se présentant. Elle
poursuivit en demandant s'il y avait un village elfique près d'ici. L'elfe
en question réfléchit quelques instants puis se présenta comme étant Errol.
Puis il leur dit qu'il y avait un village tout
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près d'ici, mais qu'il ferait mieux de les y conduire. En
effet, Deckar se doutait bien que sans
indications très précises, ils n'auraient jamais pu trouver ce
village. Cependant, avant de partir, le mage demi-elfe jugea qu'il était de
mise de les présenter avant de partir.
- Enchantés de faire votre connaissance, Errol. Je me nomme Deckar. Voici
Dragan, le guerrier de notre groupe, ainsi que Mélysand. Il y avait
également un elfe, mais je crois qu'il a été emporté par le flot d'araignées ...
Cette pensée l'attrista légèrement. Il ne connaissait pas bien Magnus, mais
il leur avait fourni de la nourriture, et avait été un camarade très utile.
Il allait probablement lui manquer (On pourra plus se nourrir...). Errol les
salua et leur fit signe de le suivre. Ils partirent, mais Deckar alla se
placer près de Dragan pour deux raisons. Premièrement, il ne voulait pas
qu'il se sente seul dans cette forêt. Deuxièmement, il voulait lui redonner
son épée. Troisièmement, il voulait le remercier. Mais... Il avait donc 3
raisons! Quel incroyable évènement... À ce moment, un mot apparut dans la
tête du demi-elfe: DÉLIRE!!! Il délirait complètement. Ainsi, afin de ne pas
se mettre à faire des trucs étranges, il tendit le cimeterre à Dragan en
disant.
- Au fait, merci de m'avoir lancer ton épée. J'y aurais probablement laissé
ma peau. Merci beaucoup... Alexandre.
Il l'avait appelé Alexandre afin de lui montrer que c'était Jason qui lui
avait parlé, et non Deckar. Il voulait
lui montrer aussi que même s'il restait dans le jeu, il ne
pourrait pas se cacher indéfiniment. Ce jeu était un baume temporaire sur le coeur du Français, et il fallait qu'il soit
éventuellement prêt à le perdre un jour. Il lui fit un clin d'oeil et
rajouta:
- J'ai une dette envers toi. Il vaudrait mieux que je te la paie avant que
nous ne nous fassions attaquer par des moustiques géants, comme tu l'as si
bien dit tout à l'heure.
Soudain, en apercevant Mélysand, il eut un souvenir refaisant surface. Il
dit à Dragan qu'il revenait tout de suite et alla voir l'elfe. Il avait
quelque chose à lui dire. (Non, pas une déclaration d'amour ^^)
- Mélysand, je... Je m'excuse de la blague que je t'ai fait tout à l'heure.
J'ai agis comme un enfant. Excuse-moi.
Il baissa la tête comme un enfant pris en faute. Bah, peu importe ce qu'il
ferait, il était et il resterait toujours un enfant.
Les trois jours suivants se passent sans autre anicroche,
les conversations ne tarissent jamais et la splendeur de Sylphynaël est le
plus beau des paysages qu'Ibelin puisse admirer.
D’abord un nuage vert sur l’horizon, Forestia apparaît maintenant comme un
véritable mur de végétation dans laquelle nos héros s’engouffrent… Ibelin
contemple avec émerveillement les arbres géants, célèbres de par le monde,
qui font de leurs branches et de leurs feuilles une véritable voûte
émeraude. Quant à Sylphynaël, à peine a-t-elle franchi la lisière de la
forêt qu’elle semble s'illuminer, et sa beauté déjà incroyable en devient
presque surnaturelle. Le chant des feuilles dans la brise, l’odeur
d’humus, le flot puissant de la sève semblent lui parler, lui murmurer des
secrets insondables pour de simples mortels...
Il suffit de quelques heures supplémentaires à nos héros pour atteindre
enfin le but de leur voyage: le village elfique de Jynaël, suspendu dans
les hautes branches des arbres de Forestia. Les maisons se fondent si bien
dans les branches qu’on les distingue à peine depuis le sol. Des escaliers
ménagés à même le tronc des arbres permettent de monter jusqu’aux
"places", autour desquelles se regroupent les chaumières, et des
passerelles de lianes permettent de relier ces dernières.
Seules quelques bâtisses se trouvent au sol, pour les chevaux et les
voyageurs de passage, et c’est d’ailleurs dans une de ces écuries que les
compagnons laissent leurs montures. Puis, Sylphynaël guide rapidement
Ibelin jusqu'à la place centrale, tout en lui expliquant en deux mots la
vie et les coutumes des Elfes de Forestia.
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