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fourniront néanmoins tout
au long du texte des renseignements historiques susceptibles de vous
être utiles.
Directement inspiré des forteresses du XIV siècle, le château d'Artelac
n'est qu'un exemple que vous pourrez modifier à loisir, au gré de vos
envies et besoins. N'hésitez pas à le situer votre convenance, sur la
route de vos aventuriers. Peu importe la région, les conditions
climatiques ou les coutumes locales, les principes de l'architecture
militaire médiévale restent immuables.
L'arrivée
Le château d'Artelac contrôle un vaste
domaine comptant plusieurs villages et hameaux, de sombres forêts
grouillant de gibier et de prédateurs, ainsi que plusieurs lacs et cours
d'eaux.
La région est plutôt riche,
mais cela ne se voit pas dans le mode de vie des autochtones. En fait
les seigneurs d'Artelac ont toujours écrasé leurs sujets sous une
pléthore de taxes et redevances,, ne leur laissant jamais
que le strict minimum. Les
voyageurs qui arrivent sur ces terres entendent parler du nouveau
seigneur local par les paysans, serfs ou camelots croisés en chemin. Le
baron Harald a, paraît-il, récupéré le château de ses ancêtres après
l'avoir assiégé pendant plusieurs mois...
Le château a été édifié au
sommet d'une colline, dont un flanc abrupt donne sur la rivière Aloam.
Pour emprunter la route sinueuse qui conduit à la demeure du seigneur d'Artelac,
il faut passer par le petit village de Koldans...
H.
L'argent a, de
tous temps, été le nerf de la guerre. Au Moyen Âge, entretenir un
château et sa garnison coûtait extrêmement cher, ce qui contraignait les
nobles à se procurer de l'argent par tous les moyens. A côté des taxes
classiques, ils baillaient des « tenures » (terres) à des paysans libres
et infligeaient de lourdes amendes à ceux qui contrevenaient aux règles
qu'ils avaient édictées... si leur crime ne méritait pas la peine
capitale et la confiscation des biens.
Le village de Koldans
De toute évidence, des combats se sont
récemment déroulés ici. La trentaine de bâtisses qui constitue le
village a été incendiée et il n'en reste plus grand-chose. Au milieu des
gravats semés de casques bosselés et de hampes de lances brisées, les
habitants s'emploient à reconstruire leurs anciennes demeures avec du
torchis (mélange de terre et de paille), du bois (pour les colombages)
et du chaume. Un oeil observateur notera que les travailleurs sont
étonnamment peu nombreux. En fait, beaucoup ont été réquisitionnés et
chargés par le seigneur de réparer les dommages subis par le château
lors de son récent siège.
H.
Villages et ouvrages fortifiés vivaient en symbiose au Moyen Âge. Les
châteaux protégeaient les villageois, ceux-ci devant en échange prendre
en charge l'approvisionnement (et souvent l'entretien) de la demeure
seigneuriale.
Le château d'Artelac
Voir les plans plus bas.
L'enceinte extérieure
• La barbacane.
Au terme d'un chemin sinueux et en pente
raide, les visiteurs arrivent à un petit fortin de bois ou barbacane
édifié devant le pont-levis. Là, des gardes peu amènes leur confisquent
(temporairement) leurs armes, avant de les soumettre à une fouille
approfondie et à un interrogatoire en règle. Manifestement, la barbacane
du château d'Artelac vient juste d'être reconstruite, comme en attestent
certaines de ses poutrelles qui semblent avoir été prélevées sur des
engins de sièges.
H.
La barbacane avait pour but de retarder les assaillants, le temps de
relever le pont-levis. Elle était traditionnellement bâtie avant le
fossé qui entourait habituellement les ouvrages fortifiés. Il arrivait
qu'elle soit remplacée par un avant-poste en pierre (ex.:
Château-Gaillard).
• Les défenses extérieures. Tout autour du fossé, on aperçoit ce
qui reste de haies vives et chevaux de frise (pieux fichés dans le sol)
censés briser les charges à cheval.
• Le fossé. Une puanteur effroyable s'élève de cette large
tranchée profonde d'une quinzaine de mètres. Quelques cadavres y
pourrissent encore, mêlés aux ordures et excréments rejetés ici par les
gens du château.
H.
Le fossé avait pour objectif d'empêcher les agresseurs de s'attaquer
directement aux murailles (avec des béliers, par exemple), aussi les
sapeurs devaient-ils d'abord tes combler avec des pierres ou des «
fascines » (fagots) avant de commencer à essayer de desceller les
moellons des remparts. Les douves étaient en fait rarement remplies
d'eau pendant la période médiévale. En plus de leur rôle défensif, elles
tenaient lieu de dépotoir et de déversoir pour les latrines.
• Les poternes secondaires. Les remparts sont percés, de loin en
loin, de discrètes petites portes en fer, très étroites, réservées aux
piétons.
H.
Tous les châteaux possédaient de telles poternes. Certaines étaient
habilement dissimulées derrière des buissons et des arbres. Les
défenseurs pouvaient les emprunter afin d'opérer des sorties nocturnes
discrètes, sans avoir à ouvrir la grande porte.
• Le pont-levis. Cet énorme panneau de bois, qui est maintenu en
place par d'épaisses chaînes, est déformé et brûlé par endroits,
indiquant clairement qu'il a récemment dû résister à un assaut.
H.
Parfois, le pont-levis était remplacé par des ouvrages de bois que les
défenseurs pouvaient détruire rapidement en cas d'attaque, le but étant
toujours de gêner le travail des sapeurs.
• La porte principale. Flanquée des deux grosses tours rondes du
châtelet d'entrée, l'immense portail du château d'Artelac n'a rien
d'engageant. Les arrivants sont obligés de passer sous un assommoir
(trou aménagé au-dessus de la porte et par lequel on peut bombarder les
ennemis) et les pointes d'une herse qui semble prête à s'abattre sur eux
à tout instant, avant de se glisser entre d'imposants vantaux de chêne
bardés d'impressionnantes ferrures.
H.
La herse, actionnée par un treuil installé dans la partie supérieure de
l'entrée où se trouve le poste de garde, était généralement faite en
bois dur, renforcé par des clous et des plaques de métal. L'entrée
principale constituant toujours le point faible par lequel les ennemis
pouvaient pénétrer dans les lieux, elle était protégée par le pont-levis
(qui se présentait comme une paroi de bois quasi infranchissable, une
fois relevé), la herse et la porte elle-même (que l'on condamnait, en
cas de besoin, à l'aide d'épaisses poutres).
• Le châtelet d'entrée. Bâties en saillie, deux énormes tours à
mâchicoulis surmontées de toits en poivrière couverts d'ardoises
défendent l'entrée du château. Une guette (tourelle de guet) crénelée se
dresse dessus de la tour de gauche.
H.
Les tours dites « en poivrière* ne font leur apparition qu'aux alentours
du douzième siècle. Leurs toits étaient recouverts de plaques d'ardoises
ou de tuiles capables de résister aux flèches enflammées. Les «
mâchicoulis», sortes de surplombs en pierre, permettaient aux défenseurs
de laisser tomber des projectiles divers (pierres, poix enflammée, eau
bouillante, plus rarement huile bouillante) sur les attaquants quand
ceux-ci arrivaient près des murs.
• Les remparts. Balafrées par les impacts de projectiles de
catapultes et de trébuchets*, les courtines (murs) hautes de dix mètres
sont surmontées par endroits de hourds en bois et leurs parois sont
percées d'archères (meurtrières, étroites vers l'extérieur et larges à
l'intérieur afin de permettre aux archers de viser). Des hommes d'armes
parcourent inlassablement l'aléoir (chemin de ronde) en considérant le
paysage environnant d'un oeil las.
H.
Les murs faisaient parfois plus de trois mètres d'épaisseur. Quand ils
n'abritaient pas des couloirs exigus, ils étaient construits en
sandwichs, un blocage de moellons et de cailloux liés par du mortier
étant monté entre deux parements externes de pierre de taille. Comme les
tours, leurs parois comportaient des « trous de boulin e dans lesquels
on glissait des poutrelles pour édifier des échafaudages temporaires.
Parmi ces derniers, il convient de citer les « hourds », sortes de
galeries en bois que l'on mettait en place en temps de guerre et qui
remplissaient le même rôle que les mâchicoulis.
• Talus. Des talus inclinés, recouverts de briques, sont visibles au
pied des courtines. Certains portent encore des traces brunâtres (du
sang ?).
H.
Ces remblais avaient deux fonctions. Premièrement, leur inclinaison
permettait de faire ricocher les projectiles lancés depuis les hourds et
les mâchicoulis. Deuxièmement, ils compliquaient la tâche des sapeurs et
mineurs chargés de percer les murailles.
La basse cour
La baille (basse cour)
aménagée entre les enceintes extérieure et intérieure est dans un
désordre indescriptible : cahutes plus ou moins en ruines, vestiges
d'incendies, monceaux de pierres de tailles, amas de poutrelles, etc. Au
milieu de ce capharnaüm, une nuée d'artisans et d'ouvriers s'affairent à
préparer le matériel nécessaire pour réparer les dégâts infligés au
château.
H.
Les grands châteaux possédaient au moins deux enceintes, concentriques
(comme Artelac) ou cloisonnées. Les étendues assez vastes - ou cours -
qui séparaient ces remparts étaient occupées par diverses maisonnettes
et échoppes, organisées à la manière de petits villages. C'est dans cet
espace que venaient se réfugier les paysans des alentours lorsque la
guerre menaçait.
• Chaumières. C'est dans ces petites habitations à colombages que
vivent les paysans travaillant sur les réserves du seigneur d'Artelac.
Comme elles ont été bâties en torchis blanchi à la chaux, beaucoup ont
été abîmées par les projectiles et traits enflammés que les assiégeants
ont expédiés par-dessus les remparts.
• Ateliers et logis des artisans domestiques. On peut noter la
présence d'une forge, d'une échoppe de tailleur et de divers autres
ateliers (menuiserie, poterie, etc.).
H.
Forgerons, charpentiers et tailleurs jouaient un rôle important dans la
vie des châteaux. Leur métier leur permettaient ainsi de bénéficier
d'une liberté un peu plus grande que la plupart des sujets seigneuriaux.
Il était toutefois rare qu'ils s'ennuient...
• Granges et étables. En cas de siège, les défenseurs doivent
pouvoir disposer de viande fraîche et de lait, d'où l'utilité d'aménager
des étables dans l'enceinte même du château.
H.
Il faut savoir que les bovidés étaient considérés comme coûteux à une
époque où les réserves de foin étaient précieuses; c'est pourquoi l'on
préférait généralement élever des moutons, bien moins exigeants sur le
plan de la nourriture.
• Moulin. Un grand moulin de bois, à moitié carbonisé, se dresse
contre une des courtines. Ses grandes ailes décharnées et noircies par
le feu qui dominent les remparts font penser à des bras squelettiques et
menaçants.
H.
Les seigneurs s'arrogeaient souvent le privilège de moudre le grain de
leurs sujets... contre espèces sonnantes et trébuchantes ! Si les ailes
du moulin étaient arrêtées en position de « X », cela signifiait que
l'on pouvait amener son grain. En revanche, si elles formaient un «+»,
cela voulait dire que le moulin n'était pas en service.
• Fontaine. Une belle fontaine ouvragée trône au milieu du
désordre. Hommes et bêtes viennent s'y abreuver, au milieu des servantes
occupées à laver leur linge.
|
•
Châteaux et Histoire
Pendant le premier millénaire de notre ère, les châteaux devaient
beaucoup aux camps bâtis par les romains : une seule enceinte clé
bois entourant quelques huttes et tentes. Peu à peu, l'usage a
voulu qu'on les construise sur des mottes (collines naturelles ou
artificielles). Les premiers vrais châteaux forts, dotés de
donjons en pierre, datent des alentours de l'an mille. Les tours
sont alors relativement basses et crénelées. Elles adoptent peu à
peu une architecture en poivrière au Mlle siècle. Il n'est
toutefois pas rare de voir des castels possédant des tours des
deux types, les seigneurs ayant souvent agrandi leurs vieilles
demeures sans modifier les ouvrages plus anciens. |

1) Barbacane, 2) Pont-levis, 3) Châtelet d'entrée, 4) Talus, 5) Tour, 6)
Courtines, 7) Poterne, 8) Fossé,
9) Baille, 10) Chemise, 11)
Chenil, 12) Alchimiste, 13) Chapelle, 14) Domesticité, 15) Pigeonnier,
16) Donjon,
17) Grenier, 18) Puits, 19)
Écuries
|
•
Repas et banquets
On trouve de
tout sur la table des seigneurs viande de boucherie (boeuf,
mouton, porc), gibier (daim, sanglier, ours), volaille, poisson,
petits oiseaux (alouettes, grives et pinsons, rôtis ou en pâté),
gibier d'eau (hérons, cygnes), pain, gruau, etc. Les légumes
(aussi appelés herbes) sont employés seulement pour les repas
légers, pas les jours gras. En principe, les sauces et farces sont
fortement épicées (thym, menthe, poivre, cumin, ail, cannelle),
afin de couvrir le goût prononcé de certaines viandes légèrement
avariées. Après les fromages (beaucoup moins diversifiés
qu'aujourd'hui), on passait au dessert: pâtisseries (tartes,
beignets), sucreries (à base de miel et d'amandes) ou fruits (dont
certains particulièrement exotiques comme les oranges, abricots et
melons importés de Terre Sainte). Pour manger, on se sert de
cuillères et de couteaux (les fourchettes n'apparaissent qu'à la
Renaissance), en respectant quelques règles élémentaires de
politesse : on ne doit pas s'essuyer les doigts sur la robe des
dames, mais sur les pans de la nappe et lorsqu'on crache à table,
il faut éviter soigneusement d'éclabousser les membres du
clergé... |
L'enceinte intérieure
Un peu plus haute que les
remparts extérieurs, la chemise (autre nom de l'enceinte qui entoure le
donjon) est de forme carrée et ses tours sont crénelées. Son entrée -
défendue, elle aussi, par une herse et une lourde porte de chêne - est
dépourvue de pont-levis. Il n'y a pas de talus à la base des courtines.
En pénétrant dans l'enceinte intérieure, la première chose que l'on
voit, c'est un immense donjon rectangulaire, dressé contre le rempart du
fond. Mais, on y voit aussi d'autres bâtiments...
• Les écuries. Construites contre le mur est, elles abritent les
chevaux du seigneur et de ses soldats. Une partie du bâtiment est
apparemment habitée par les hommes d'armes.
• Le chenil. Une meute de chiens hurlants est hébergée dans une
maison basse en bois dont émane une odeur suffocante.
H.
On ne répétera jamais assez que la «vie de château » était extrêmement
monotone au même titre que la guerre, la chasse était l'un des rares
plaisirs que pouvaient s'offrir les seigneurs et c'est pourquoi
ils entretenaient des meutes.
• Chapelle. A l'ouest, une petite église aux basreliefs délicats
semble presque déplacée au sein d'un édifice militaire tel que le
château d'Artelac. Un clerc à l'aspect débonnaire considère d'un oeil
circonspect les nouveaux arrivants.
H.
Un château se devait d'avoir un lieu de culte. Celui-ci pouvait aussi
bien être aménagé dans la cour, que dans le donjon même.
• Grenier. Une petite bâtisse carrée et sans fenêtres est accolée
au donjon. C'est le grenier, dans lequel sont entassées les réserves de
céréales du châtelain.
• Puits. Un groupe de jeunes servantes s'active autour de la
margelle du puits qui occupe le centre de la cour intérieure. Elles
interrompent un instant leur travail pour adresser des regards appuyés
aux étrangers.
H.
Il ne suffisait pas de choisir un lieu élevé pour édifier un château,
encore fallait-il s'assurer que le sous-sol abritait des sources ou
nappes souterraines.
En plus de fournir de l'eau aux habitants du fort, les puits offraient
la possibilité de lutter contre les éventuels incendies. En général,
chaque castel disposait de plusieurs puits, aménagés aussi bien à
l'extérieur des bâtiments, que dans le donjon ou les tours d'enceinte.
Il faut à ce propos signaler que les oubliettes, de sinistre mémoire,
n'étaient en réalité que de simples puits.
• Baraque des domestiques. Des servantes et des cuisiniers
discutent devant une modeste chaumière installée à côté du donjon.
• Maison de l'alchimiste. Dans un coin de la cour intérieure, une
petite maison de torchis est ornée de symboles inquiétants. Un court
instant, un visage barbu et antipathique apparaît à l'une des fenêtres,
avant de se fondre à nouveau dans l'ombre...
H.
Une fois débarrassée de ses aspects les plus folkloriques (pierre
philosophale, élixir de longue vie, etc.), l'alchimie se révèle comme
une véritable science à laquelle nous devons, entre autres, la
découverte de l'eau de javel (que connaissaient toutefois les Grecs
antiques!). Parfois, les alchimistes bénéficiaient de la protection d'un
seigneur, ce qui leur évitait les tracas généralement associés à la
sorcellerie.
Le donjon
Ce grand édifice
rectangulaire et crénelé est le coeur de la forteresse d'Artelac. Pour
des raisons de sécurité bien compréhensibles, ses murs ne sont percés
que d'étroites meurtrières. On accède à sa porte en empruntant un
escalier de bois qui conduit directement au premier étage. Le
rez-de-chaussée, quant à lui, ne possède ai ouverture apparente.
H.
Les escaliers extérieurs des donjons étaient en bois de manière à
pouvoir être aisément détruits au cas où des ennemis parviendraient
jusqu'à la cour intérieur.
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Sous-sols |
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Sous-sol
A) Chambre de torture. Une petite salle où une odeur de
sang et de putréfaction. Ui brasero est installé dans un coin,
tandis q murs sont couverts de tenailles, scies et instruments à
l'aspect peu engageant. Pa des anneaux permettent d'attacher les s
ciés dans des positions aussi inconfortable possible.
H.
Contrairement à une idée reçue, le! tribunaux médiévaux ne
reconnaissaie pas «en théorie» les aveux faits sous la torture.
Celle-ci était toutefois larges employée («question préalable*),
et la simple menace de nouveaux sévit suffisait à faire dire
n'importe quoi au premier innocent venu.
B) Cachots. De
minuscules réduits étou dans lesquels on ne peut ni se coucher,
tenir debout. Rien n'étant prévu pour les b naturels des
condamnés, la puanteur am est à la limite du supportable.
H.
Les cachots des châteaux étaient rarement employés, car
l'entretien des prisonniers revenait cher. Il était d'usa de
mutiler ou de tuer les manants cap' alors que les chevaliers et
nobles étaie traités comme des invités de marque jusqu'à ce que
leur rançon soit payée. |
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Rez-de-chaussée |
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Rez-de-chaussée
A) Cave. C'est là que les nobles d'Artelac remisent leurs
vins et leurs réserves les plus précieuses (viandes séchées ou
salées, etc.). Un petit coffre encastré dans le mur est équipé
d'une serrure complexe. On y range les épices, presque aussi
coûteuses que la poudre d'or.
B) Salle des
archives. Une pièce dont les murs sont couverts d'étagères sur
lesquelles sont rangés de nombreux parchemins et livres. Cet
endroit est très important, car en cas de différend juridique, on
se reporte souvent aux chartes, listes et registres de comptes du
château.
H.
Quand les pièces justificatives sont cousues bout à bout et
roulées pour être conservées, on les appelle « rôles » ... un
terme encore employé aujourd'hui par l'administration
des impôts.
C) Chambre des gardes. C'est dans cette pièce mal éclairée
que dorment les dix gardes chargés de la protection rapprochée du
seigneur. Deux d'entre eux sont en permanence postés à l'entrée du
premier étage. |
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Premier étage |
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Premier
étage
A) Entrée. Un perron de bois donne sur ce petit vestibule qui peut
être isolé du reste du bâtiment par une petite herse de fer (il suffit
d'abaisser un levier dans la grande salle). La porte extérieure est
également en fer. Un judas caché derrière une tenture de la grande salle
permet d'observer à la dérobée les arrivants.
B) Cuisine. Une grande salle possédant son propre puits et une
immense cheminée où l'on peut faire cuire un boeuf entier. Les plats
sont préparés sur de grandes tables de chêne. Les ustensiles de cuisine
(couteaux, louches, etc.) sont accrochés au mur. Saucissons et jambons
pendent du plafond.
C) Grande salle. Une pièce immense et très haute de plafond (près
de dix mètres) avec deux cheminées. Sur une estrade, un fauteuil de bois
ouvragé sur lequel s'assoit le seigneur lorsqu'il tient audience.
Quelques grandes tables et bancs, repoussés sur les côtés sont employés
lors des réunions et banquets. Les murs sont couverts de somptueuses
tapisseries cousues de fil d'or représentant des scènes de chasse. Des
tentures accrochées à des anneaux du plafond permettent de diviser la
grande salle en petits cabinets. Pendant la journée, le chapelain donne
ici des cours aux enfants du seigneur et de ses officiers.
H.
Il était exceptionnel que les tapisseries médiévales soient de la
qualité de la fameuse « Dame à la licorne» présentée dans tous les
livres d'histoire. Il s'agissait le plus souvent de toiles grossières
ornées de motifs géométriques plus ou moins harmonieux.
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Deuxième étage |
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Deuxième
étage
A) Chambre du chapelain. Une cellule aux murs nus contenant une
paillasse, un petit autel et le trésor du prêtre : une petite bible
enluminée. Seul un brasero permet de chauffer cette pièce.
B) Chambre du chambellan. Chargé de l'organisation administrative
du château, le chambellan a droit à sa chambre personnelle. Il dort sur
une paillasse et travaille souvent très tard le soir sur des registres
de comptes qu'il amène ici.
C) Chambre du prévôt.
L'homme de confiance du seigneur d'Artelac jouit d'un relatif
confort: une chambre assez spacieuse, un bon matelas et une petite
cheminée pour lui tout seul. Mais, quand son maître reçoit des invités,
il doit leur céder ce «petit coin de paradis» et aller dormir avec ses
hommes... ce qu'il n'apprécie guère.
D) Chambre du seigneur. Un grand lit à baldaquin (en fait, un
matelas de paille posé sur une planche surélevée abrité derrière des
tentures) dans lequel le baron Harald, son épouse et ses enfants dorment
ensemble. Les murs sont couverts de fresques guerrières aux couleurs
vives. Dans un coin, un rouet sur lequel la baronne travaille le plus
clair de son temps. Derrière une tenture, une porte secrète dissimule un
étroit escalier (impossible d'y passer avec une armure) qui descend
jusqu'au souterrain du sous-sol.
E) Salle du treuil.
Ce réduit abrite le treuil permettant de remonter la herse du premier.
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Toit |
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Toit
A) Colombier. Quelques pigeons voyageurs sont gardés là, au
cas où le seigneur aurait besoin d'appeler rapidement ses alliés.
B) Cheminées. De petits cônes
de briques ouverts du côté opposé au vent dominant.
C) Chemin de ronde. Le donjon est une sorte de petit
château en lui-même, on l'a donc doté de créneaux et d'un petit
chemin de ronde. D) Réservoir d'eau. Il permet de collecter l'eau
de pluie acheminée jusqu'à lui par tout un système de
canalisations et de chêneaux.
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•
Détails pratique
Fenêtres. Au moyen age, elles sont généralement beaucoup plus
hautes que larges. elles sont obstruées par des croisillons de
bois ou de fins treillis métalliques, voire par des morceaux de
parchemin
huilé tendus sur un cadre. Le verre, extrêmement coûteux est
réservé aux vitraux des églises et chapelles.
Escaliers intérieurs. Ils sont pratiquement tous du type à
vis - colimaçon, si vous préférez - et tourne toujours dans le
sens des aiguilles d'une montre en montant. Il y a une bonne
raison à cela... En effet, si les défenseurs devaient se battre à
reculons en montant vers les étages supérieurs, ils disposaient
ainsi de suffisamment d'espace pour manier leurs armes, alors que
les attaquants (pour peu qu'ils soient droitiers) étaient gênés
par le pilier central des escaliers.
Cabinets de toilette. Ils étaient des plus rustiques : une
planche percée d'un trou donnant sur une fosse d'aisance ou sur un
conduit ouvert sur l'extérieur du bâtiment. On s'essuyait avec du
foin sec (ouch !). Une anecdote: au terme de cinq mois de siège,
la formidable forteresse de ChâteauGaillard fut prise en 1204 par
Philippe Auguste après qu'un «commando» se soit glissé par un
conduit de latrines...
Mobilier. Toujours
très simple. Le plus souvent, il se limitait à quelques coffres de
dimensions diverses. Les autres meubles étaient peu courants. Il
arrivait néanmoins qu'un seigneur possède dans la grande salle de son
château un vaisselier sur lequel étaient en permanence exposés plats en
argent, coupes de cristal et autres signes extérieurs de richesse.
Literie. Les nobles dormaient sur des matelas de paille
recouverts d'une épaisse couette de plumes. Les soldats et les
serviteurs, quant à eux, devaient se contenter d'un peu de foin et de
couvertures rêches.
Éclairage. La nuit,
les châteaux étaient éclairés par quelques torches et d'innombrables
bougies. Celles-ci étaient faites de suif animal et fumaient
abondamment.
Désodorisants. Quand
on connaît les règles d'hygiène médiévale (prendre plus de deux bains
par an était considéré comme une excentricité), on comprend que les
châteaux ne devaient pas toujours sentir la rose. Pour couvrir le «
fumet » des habitants et les innombrables odeurs désagréables (latrines,
cuisines, ordures), on suspendait un peu partout des bouquets de plantes
parfumées.
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Comment créer d'autres châteaux
Artelac a été conçu de manière à présenter pratiquement toutes les
caractéristiques d'un château «classique». Il faut cependant savoir que
les forts médiévaux, s'ils possédaient de nombreux points communs,
étaient tous différents les uns des autres. Leurs enceintes pouvaient
être rondes, hexagonales, octogonales, rectangulaires, etc. Il en allait
de même pour les tours et les donjons.
Si vous étudiez un peu attentivement la demeure des seigneurs d'Artelac,
vous ne devriez ensuite avoir aucun mal à inventer rapidement toutes
sortes de châteaux.
Vous avez besoin d'un avant-poste frontalier ? Supprimez l'enceinte
extérieure, modifiez la forme des tours (pourquoi ne pas les faire
carrées ?) et situez le tout sur une colline boisée. Il vous faut une
demeure royale ? Ajoutez une ou deux enceintes, installez le village de
Koldans dans la basse cour, ajoutez ça et là quelques détails
architecturaux purement esthétiques. En guise de plan, vous pourrez
généralement vous contenter d'un schéma rudimentaire sur lequel vous
représenterez les tours par des ronds (ou des carrés), les courtines par
des traits pleins, le fossé par un trait pointillé. Pensez à indiquer
l'emplacement des poternes, et le tour sera joué!
Les habitants
Le baron Harald d'Artelac
Âgé d'une quarantaine
d'années, le baron Harald est un solide guerrier barbu au sourire
engageant. Il se montre toujours d'une extrême affabilité et traite ses
invités comme des princes. Ce n'est toutefois que de la poudre aux
yeux... Harald est en effet un redoutable malade mental, atteint de
paranoïa aiguë et de schizophrénie et qui manifeste parfois des
tendances sadiques profondément répugnantes. Sous des dehors
sympathiques, se cache en fait une brute immonde capable des pires
exactions. Sa prudence maladive l'incite cependant à ne jamais agir
ouvertement. Aussi, si quelqu'un lui déplaît, il le fait toujours mettre
à mort (après d'horribles tortures) par des hommes de mains dirigés par
le prévôt Galard, son homme de confiance. Harald sait que son petit
frère, Ylosis, veut le punir du meurtre qu'il a commis lors de la
reconquête du château (voir l'encadré Nid de vipères à Artelac). Il a
donc décidé de se terrer dans son donjon et a payé des assassins pour
qu'ils abattent son cadet. Il est prêt à offrir une fortune pour sa
tête!
La baronne Lysia d'Artelac
Une femme menue et effacée
qui sort rarement de sa chambre. Elle dissimule toujours son visage sous
une voilette de dentelles, afin que personne ne puisse voir les traces
des coups que lui inflige régulièrement son époux. Il n'est d'ailleurs
pas rare d'entendre ses hurlements résonner dans les couloirs du donjon
aux heures les plus sombres de la nuit.
Lysia a donné le jour à sept enfants, dont deux seulement ont survécu
(trois ont été tués par leur père lors de corrections un peu trop
appuyées, deux autres sont mort de maladies) : Gelarian - un gamin d'une
douzaine d'années à la peau pâle et au regard fiévreux - et Tolinia -
une insupportable fillette de six ans qui semble avoir héritée du
caractère de son père. Lysia a déjà plusieurs fois tenté de se donner la
mort, en vain. Elle n'espère plus rien de la vie et pourra
éventuellement apporter son soutien à ceux qui oseront défier son mari.
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•
Nid
de vipères à Artelac
Il y a une vingtaine d'années, au cours d'une campagne guerrière
avec la seigneurie voisine de Carfa, le vieux seigneur Enguerand
d'Artelac meurt de la Grande Vérole bleue des marigots en laissant
trois fils : Gorad, l'aîné, Harald, le benjamin, et Ylosis, le
cadet. Profitant du désordre provoqué par ce décès, Ursus, le
prévôt d'Enguerand, s'empresse de prendre le contrôle du château
et de chasser les héritiers gênants, dont le plus vieux n'avait
alors que vingt-deux ans. Pendant des années, les trois frères ont
erré en quête de l'argent qui leur était nécessaire pour lever une
armée et reconquérir leur domaine. Il leur a fallu attendre
presque vingt ans pour réunir la somme nécessaire et faire le
siège du château familial. Après trois mois de combats indécis,
Sesnostre, le chambellan, a ouvert une poterne aux assiégeants,
leur permettant ainsi de se rendre maîtres des lieux. Pendant le
combat qui opposa Ursus à Gorad sur le toit du donjon, Harald
poignarda son aîné sous les yeux d'Ylosis (seul témoin de la
scène). Ce dernier, comprenant que son frère le considérait
désormais comme une menace, fut obligé de s'enfuir. Depuis, Harald
s'est approprié le titre de seigneur d'Artelac. |
Galard
Le prévôt Galard est un
homme courtaud et rustre dans lequel Harald a toute confiance. Ancien
mercenaire réputé pour son ardeur au combat et sa cruauté, il a trouvé
dans le baron l'employeur idéal. Il dirige les hommes du château d'une
main de fer et ne pardonne jamais aucune faute. Passé maître dans l'art
de l'hypocrisie, il s'ingénie toujours à accumuler de fausses preuves
contre ceux dont il désire la mort. Galard a un sinistre secret: il aime
le viol. Les servantes du château le craignent comme le diable...
Sesnostre
Le chambellan Sesnostre est
un petit homme malingre à l'air inquiet. Très doué pour les
mathématiques et la comptabilité, il a d'abord été au service du vieil
Enguerand d'Artelac, avant de travailler pour Ursus l'Usurpateur... et
de poursuivre sa carrière aux côtés d'Harald. Sesnostre redoute son
nouveau maître et vit dans la crainte perpétuelle de lui déplaire.
Obséquieux et effacé, il fait tout pour se gagner les faveurs du
seigneur et n'hésite jamais à lui rapporter les propos qu'il entend.
Colas Tête de Plume
Colas est le fou d'Harald.
C'est un homme très mince, au visage anguleux et au nez incroyablement
pointu. Vêtu d'un pourpoint rouge, il passe ses journées à se moquer des
habitants château, en prenant bien soin d'épargner le baron et le
prévôt. Il adore faire croire qu'il est dérangé, mais cela n'est qu'une
façade Colas; est un assassin professionnel extrêmement habile que le
seigneur a engagé comme garde du corps. Doté d'une musculature étonnante
pour son gabarit, il sait aussi bien se battre à mains nues qu'avec une
épée. Son arme préférée est toutefois le stylet empoisonné. Il en porte
toujours quelques-uns sur lui, rangés dans des fourreaux hermétiques
dissimulés dans les manches et les plis de ses habits.
Père Elmius
Le chapelain d'Artelac est
un ancien moine adipeux et rougeaud. Son tempérament jovial apporte un
peu de gaîté dans une demeure qui serait autrement sinistre. Elmius ne
se fait aucune illusion sur le maître des lieux. Il ne se sent
toutefaois pas une âme de comploteur et n'a aucune envie de lui
déplaire. Cette lâcheté lui pose d'ailleurs de sérieux problèmes de
conscience, qu'il tente chaque soir d'apaiser en se flagellant pendant
des heures dans sa chambre. Elmius sait beaucoup de choses, qu'il
révélera si on parvient à le mettre en confiance.
Vernalek le Savant
L'alchimiste du château est
en réalité un sorcier redoutable. Engagé par Harald pour le le protéger
contre les «forces occultes», il semble complètement détaché des
réalités de la vie quotidienne. Maigre et de très grande taille (2 m
10), il porte des robes noires et ne sort jamais de sa maison pendant la
journée. C'est seulement les nuits sans lune qu'il se risque à
l'extérieur pour aller chercher les ingrédients dont il a besoin pour
ses expériences. Tout le monde ignore le but de celles-ci. Et s'il
arrive que certains se plaignent de fumées nauséabondes qui sortent de
sa cheminée, personne n'est assez fou pour aller se plaindre. Vernalek
se moque éperdument du baron et de ses lubies. Ses projets sont beaucoup
plus importants... et terrifiants!
Ylosis
Âgé de vingt-cinq ans,
Ylosis est un jeune guerrier impétueux et idéaliste qui ne vit que pour
venger la mort de l'aîné de la famille, tué par Harald. Traqué par les
hommes du baron, il est contraint de se cacher dans les forêts du
domaine seigneurial en compagnie de la vingtaine de soldats qui lui est
restée fidèle. Il espère arriver à ses fins en attirant son frère hors
des murs de son castel et c'est pourquoi il attaque sans relache les
convois qui vont à Artelac et les personnes chargés de collecter les
impôts. Harald a très bien compris sa manœuvre et s'est contenté de
mettre sa tête à prix en le faisant passer pour un vulgaire brigand
dégénéré. Peut-être qu'avec une aide extérieure, Ylosys parviendra
finalement à provoquer le baron en combat singulier...
Pour D&D
Baron Harald d'Artelac. Guerrier niv, 10; Al. CM; CA 18; DV 10;
PdV 76; #AT 1 ; Dégâts 1 d8+2 (épée +1 et bonus aux Dg). For 17, Dex 14,
Con 14, Int 15, Sag 7, Cha 14. Compétences spéciales: Endurance,
Équitation.
Prévôt Galard. Guerrier niv. 7; Al. LM; CA 17; DV 7; PdV 54; #AT
1 ; Dégâts 2d4 (épée large). For 14, Dex 12, Con 15, int 13, Cha 8.
Colas Tête de Plume. Voleur niv. 10; Al. N; CA 18 (avec anneau de
protection +2, bonus à la Dex et armure de cuir); DV 10; PdV 27; #AT 1 ;
Dégâts 1d8 (épée longue). For 13, Dex 18, Con 12, Int 15, Sag 9, Cha 12.
Compétences spéciales : Déguisement, Falsification, Jeu.
Harald & Galard
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Vernalek & Helmius
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Père Elmius. Clerc niv. 8; Al. B; CA 10; PdV 48; #AT 1 ; Dégâts
1d6 (masse). For 9, Dex 13, Con 12, Int 14, Sag 18, Cha 14. Compétences
spéciales: Histoire Locale, Religion. Sorts : au choix.
Vernalek le Savant. Nécromancien niv. 12; Al. MC; CA 14; PdV 36;
#AT 1 ; Dégâts 1d4 (dague), RM +1. For 9, Dex 13, Con 11, Int 17, Sag 8,
Cha 15. Sorts: au choix.
Ylosis d'Artelac. Guerrier niv. 10; Al. LB; CA 18; DV 10; PdV 79;
#AT 1 ; Dégâts 2d6 (épée bâtarde d'Enguerand d'Artelac). For 14, Dex 14,
Con 15, Int 12, Sag 13, Cha 16. Compétences spéciales: Endurance,
Équitation, Histoire Locale.
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• Scénarios
instantanés
Faux semblants
Lors d'une étape à
Artela, les aventuriers se lient d'amitié avec le baron qui' finit
par leur exposer le problème qui le préoccupe: un infâme brigand.
du nom d'Ylosis le Menteur, ravage son domaine et met les villages
aux alentours à feu et à sang. Ah, si seulement il se trouvait des
combattants valeureux capables de lui faire passer l'envie de
nuire...
Le monstre
Alors qu'ils traversent les terres d'Artelac, les aventuriers
apprennent que les cadavres mutilés de plusieurs jeunes paysannes
ont été découverts dans les parages du château. Le coupable de ces
crimes atroces est - bien sûr - Galard, mais il va falloir mener
une longue enquête pour le découvrir. Une fois la vérité établie,
il risque d'être difficile de châtier le responsable...
Forces obscures
Des événements inquiétants se produisent depuis quelques temps
dans la Chaîne des pénitents, au nord d'Artelac. Des orages
étranges et surnaturels se produisent dans le voisinage d'une
antique tombe, dans laquelle, selon les légendes, aurait été
ensevelie la dépouille d'une créature maléfique et extrêmement
puissante. Manifestement, quelqu'un tente - par des rituels
appropriés - de ramener cette entité à la vie. Qui ? Peut-être
bien Vernalek... |
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