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lorsqu'il aperçoit le long de sa route, une abbaye (monastère dirigé
par un « abbé ») ou un prieuré (soumis à l'autorité d'un « prieur »).
La ferveur religieuse peut ainsi naître d'un intense besoin de sécurité...
Parfois même, des pécheurs repentis, ou à l'article de la mort, n'ont plus
qu'un seul souhait - devenir moine - pour racheter une existence corrompue
et gagner une place dans un au-delà plus clément. Tout cela contribue à ce
que les moines soient non seulement respectés, mais aussi enviés. Et face à
un afflux toujours croissant de candidatures, les monastères sont souvent
contraints de refuser du monde
Moine, comment?
C'est souvent un seigneur, soucieux du
salut de son âme, qui est à l'origine de la création d'un monastère. Il lui
suffit d'accorder des terres et quelques richesses à un clerc et celui-ci
peut alors veiller à la construction des édifices, au recrutement des moines
et au bon fonctionnement de la nouvelle communauté.
Il ne reste plus ensuite qu'à établir les fondements de la vie monacale qui
se doit d'obéir à trois grands principes : piété, discipline et autonomie.
Comme l'a bien dit Saint-Benoît : « Rien ne prime le service divin ». Tous
les membres du monastère sont donc voués, corps et âmes, à la grandeur de la
religion. Dans l'enceinte d'une abbaye, l'homme n'est rien et Dieu est tout
Ce n'est qu'en observant une discipline extrêmement stricte, que le moine
peut faire la preuve de sa foi. Chaque communauté religieuse possède ainsi
des règles propres et intransigeantes. Beaucoup d'entre elles font voeu de
pauvreté, et certaines imposent le silence à leurs adeptes ; en tout cas,
pour chacune d'elles, les messes doivent être nombreuses et fréquentes
(jusqu'à dix par jour!). Enfin, un monastère qui se respecte ne doit pas
dépendre économiquement d'une quelconque autorité séculaire (c.a.d. laïque)
: son indépendance spirituelle pourrait en être affectée. C'est pourquoi il
lui est nécessaire de bien gérer ses terres et son patrimoine, seuls garants
de son autonomie. Paradoxalement, ces taxes perçues et les produits de
certaines ventes peuvent permettre à la communauté d'accumuler quelques
richesses. Comme ces dernières risquent de tenter les brigands, les murs
d'enceinte doivent être
hauts et solides. Ainsi, par la force des
choses, les monastères se transforment parfois en forteresses.
Moine, dans quel but?
La tâche première d'un moine est l'adoration de son dieu. Mais, celle-ci
serait stérile et égoïste si elle ne devait avoir aucun effet sur le monde
extérieur. C'est . la raison pour laquelle, il doit non seulement devenir un
exemple pour les croyants, mais aussi enseigner les principes de sa foi.
Pour cela, de temps à autre, les paysans et les nécessiteux de toutes
origines sont conviés à se rendre dans l'enceinte du monastère. Là, ils
reçoivent un enseignement de base (lecture, calcul, écriture) assorti de
nombreux sermons et autres cours de théologie appliquée. Et puis, pour
motiver tous les « élèves potentiels, un grand repas gratuit est souvent
servi. C'est ainsi que rayonne le savoir dans les campagnes les plus
incultes...
Autre mission importante des moines conserver et reproduire les livres de la
bibliothèque du monastère. Chaque jour, pendant de longues heures, les
copistes reproduisent à la main sur du parchemin des textes sacrés et même
des traités scientifiques (pourvu qu'ils ne contredisent par les dogmes
religieux). Certaines copies enluminées par un membre doué de la communauté
sont ardemment convoitées par les princes qui se les arrachent à prix d'or.
De nombreux monastères possèdent également un hospice en annexe. C'est dans
ce bâtiment que sont soignés tous les malades qui se présentent devant les
bons pères. A noter que la malnutrition étant la plupart du temps à
l'origine de tous les maux, un repas copieux est souvent le plus efficace
des remèdes ! Et puis, les moines peuvent aussi assoir leur influence en
prêtant aux seigneurs dans le besoin les deniers dont ils n'ont pas un
besoin immédiat. Un allié puissant n'est jamais trop cher payé quand la
sérénité de l'institution est menacée...
L'ABBAYE DE MORNALYS
L'oasis spirituelle des Noubas-Terres
Bâtie il y a plus d'un siècle au coeur d'une région de plateaux sauvages
et désolés, l'abbaye de Momalys est l'ultime bastion de la civilisation dans
cette contrée hostile ravagée par les pillards et les hordes du mal. Non
loin de l'abbaye, sur la route qui mène jusqu'à elle, le petit village de
Gorleth (153 habitants) s'est installé et vit une existence précaire soumise
à l'autorité des moines. Le monastère lui-même, adossé à un petit ravin et
entouré de toute part par des champs de céréales galeux, n'a que peu
d'allure lorsqu'on l'aperçoit
au loin : hauts murs aveugles en pierre de taille, clocher couvert de lierre
et épais portail de bois. Mais, une fois à l'intérieur de l'enceinte, c'est
presque un petit village qui accueille le visiteur...
Visite guidée des communs
(voir plan):
La conciergerie. Ces deux bâtiments abritent le concierge et sa famille.
Ç'est lui qui accorde le droit d'entrée aux pèlerins, après les avoir
déchargés de leurs armes, s'ils en possèdent. - La chapelle des étrangers.
Le temple leur étant interdit, ce n'est que dans cette petite chapelle que
les visiteurs peuvent faire leurs dévotions et déposer leurs offrandes.
L'hostellerie. Les étrangers peuvent passer
la nuit dans cette vieille maison dont les fenêtres du premier étage (munies
de barreaux!) donnent sur la campagne environnante. Le rez-de-chaussée est
presque entièrement occupé par la
salle commune où sont servis les repas. L'étage étant réservé aux
chambres/cellules dont le confort est des plus rustiques (paillasse, table
et tabouret de bois, c'est tout).
La maison des hôtes de marque.
Elle est
principalement destinée à accueillir les membres du haut clergé quand la
fantaisie les prend de venir visiter l'abbaye. Le salon/salle à manger du
rez-de-chaussée et les chambres
de l'étage sont d'un « luxe » relatif.
Les écuries. En temps normal, elles ne sont
occupées que par quelques mules et baudets qu'utilisent parfois les moines
pour leurs déplacements.
Le colombier.
Des pigeons voyageurs sont
élevés dans la petite tour ronde. Le bâtiment carré est utilisé pour les
soins, le baguage, etc... En cas de
problème majeur, quelques pigeons peuvent être envoyés pour demander du
secours aux villes et châteaux du voisinage.
Le moulin. C'est dans les
deux moulins manuels de cet édifice qu'est moulue, chaque jour, la farine
nécessaire à la confection du pain.
Le
four à pain. Le four lui-même est
sorte de gros dôme en briques.
La
réserve de pain. Absolument hermétique, elle trouve toute son utilité en
période de disette.
Les bains. Une pièce unique contenant deux
grandes cuves en bois, un grand chaudron et une cheminée.
La maison des serviteurs.
Une salle commune
et plusieurs chambres exiguës. Les serviteurs dorment ici, mais mangent en
principe à la cuisine.
La forge.
C'est ici que sont fabriqués les
vitraux, les outils, mais aussi... les armes. Ce bâtiment contient tout le
matériel habituel : brasier, soufflet géant, cuves, enclumes, outils, etc..
La porcherie.
En période de danger, les
cochons sont laissés en liberté dans l'enceinte de l'abbaye. Ils font des «
chiens de garde, tout à fait honorables...
Le poulailler.
Poules, oies et canards
passent leur journée dans la cour et sont enfermés au crépuscule.
La fromagerie. Un bâtiment sans fenêtre où
est préparé le fromage, à partir du lait fourni par le bétail.
Étable et
bergerie. Les paysans accèdent à cet endroit par la petite porte du mur d'enceinte. Chaque matin, ils
viennent chercher le bétail et ils le ramènent le soir. Les bêtes servent à
l'alimentation (les jours de fête !) et à l'habillement (laine et cuir).
La réserve.
C'est ici qu'est entreposée la
nourriture destinée à la conservation (viande salée, légumes et fruits secs, etc...). On y trouve
aussi des armes, de la laine et de la farine. La porte d'entrée est juste en
face des fenêtres du dortoir...
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La
journée d'un moine
... « A l'abbaye, chaque jour ressemble à celui qui l'a précédé. Notre
programme est toujours le même, éternel et immuable
- Nous sommes réveillés à minuit par la cloche que fait sonner le
Sacristain pour nous appeler au temple où nous célébrons les Nocturnes
en chantant une quinzaine de psaumes. - Puis, nous sommes autorisés à
nous recoucher, jusqu'à l'aube. C'est alors que nous retournons pour
la seconde fois au temple pour les Matines. - Après quelques ablutions
à la fontaine du cloître, nous nous rendons à la Salle du Chapitre et
le Grand Prieur nous donne lecture de l'emploi du temps de chacun. Le
mardi, le Prieur Claustral fait son rapport et ceux qui ont fauté sont
condamnés aux fers, au carcan ou à la fosse, selon les cas.
- Nous travaillons alors jusqu'à neuf heures, heure à laquelle la
cloche nous appelle pour le Premier Office. - Le reste de la matinée
est dévolu à la méditation et aux tâches ordinaires. Les paysans
viennent chercher le bétail et les serviteurs s'occupent de
l'entretien.
- Au milieu de la journée, nous nous réunissons encore pour chanter la
Grand Messe.
- Après nous déjeunons au réfectoire, alors que lun d'entre nous lit
les Textes Saints. A la fin du repas, nous avons droit à une courte
période de repos, avant de retourner travailler toute l'après-midi.
- Le soir, la sonnerie des Vêpres est le signal d'un nouvel office.
-Après un souper frugal, il ne nous reste plus qu b prier pendant une
heure ou deux avant de rejoindre nos couches où nous dormons jusqu'à
minuit sous la surveillance de deux de nos frères qui veillent sur
notre sommeil.. »
Extrait du journal intime de frère Tholomé saisi par frère Ignacius.
Le coupable a été puni. |
L'hospice, soins pour tous
C'est ici que les clercs et certains moines pratiquent la médecine. La
plupart des patients de l'hospice sont des paysans, qui, parfois, servent de
« cobayes » aux médecins qui s'occupent d'eux. Au cours des années, l'abbaye
de Mornalys s'est faite une excellente réputation en ce qui concerne
certaines maladies graves comme la lycanthropie, la vérole tétanisante et
les séquelles magiques. Mais, les traitements de ces affections coûtent cher
et les patients doivent débourser des sommes importantes s'ils veulent
espérer une guérison rapide
La majeure partie de l'hospice est occupée par un grand dortoir où les
paillasses des malades sont installées dans le plus grand désordre et dans
des conditions d'hygiène plus que douteuses. La « salle d'opération »,
étroite et mal aérée, ressemble plus à un lieu de supplice qu'à autre chose
: les murs sont couverts d'instruments divers et barbares (scies, pinces,
tenailles et couteaux) destinés aux trépanations et ablations diverses qui
font les délices des moines chirurgiens. Dans la pièce réservée au moine
apothicaire, ce dernier prépare et entrepose ses
potions, onguents et remèdes. La porte en est fermée par une imposante
serrure. Tout comme le bâtiment de l'herboriste où sont remisées de
nombreuses plantes rares aux propriétés les plus variées. Certains produits
ne doivent pas être laissés entre toutes les mains...
Le cloître, le cœur et le chœur
A l'exception des cuisines et du temple (où l'on peut être admis
exceptionnellement), toute la partie centrale de l'abbaye est exclusivement
réservée aux moines. C'est là qu'ils prient, mangent, dorment et vivent la
majeure partie de leur existence :
-
La salle du Chapitre, dont le mobilier le plus remarquable est un énorme
lutrin de bronze en forme d'aigle, est réservé à l'étude de la théologie et
la lecture des textes sacrés.
-
C'est dans la grande salle du rez-de-chaussée de la bibliothèque que l'on
copie, enlumine et restaure les ouvrages entreposés au premier étage. Seul
le moine chargé de la conservation des livres - le préchantre - a le droit
de pénétrer au premier étage où sont conservés des milliers d'ouvrages
divers auxquels même l'Abbé ne peut accéder directement.
-
Le dortoir des moines est composé de deux grandes salles (une au
rez-de-chaussée, l'autre à l'étage). Les moines dorment sur de maigres
paillasses, entassés les uns sur les autres, et n'ont pas le droit d'avoir
des draps. Les dortoirs restent éclairés toute la nuit afin d'éviter les
tentations « démoniaques » engendrées par les ténèbres.
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L'infirmerie du cloître est réservée aux moines eux-mêmes qui s'y font
soigner par leurs pairs.
Les cuisines sont ouvertes à tous. Les repas : gruau et fèves la semaine,
plus quelques neufs le dimanche.
-
Le temple est le centre névralgique de la communauté. En principe, seuls
les religieux (clercs et moines) peuvent y accéder. Tous les offices se
tiennent ici, dans un décor des plus classiques : bancs, autel, reliquaire, etc..
Quelques personnalités...
-
Père Adalbéron. Maître suprême de la communauté, selon la hiérarchie
stricte qui la régit, il est le Grand Abbé qui gère d'une poigne de fer les
affaires du monastère. Adalbéron est un grand homme sec d'une soixantaine
d'années, dont le visa, e austère et le regard pénétrant semblent incarner
toutes les vertus de l'ascèse religieuse. Sa sagesse est unanimement
respectée, et s'il sait être doux et attentif aux besoins de ses ouailles,
il n'ignore pas non plus les bienfaits de la sévérité.
-
Frère Ignacius. Grand Prieur, il dirige le Conseil des Prieurs (composé, à part lui, d'un
Doyen chargé des affaires économiques et d'un Prieur Claustral responsable
de la discipline). Petit et gras, il remplace Adalbéron quand celui-ci doit
s'absenter. Le moins que l'on puisse dire de lui, c'est qu'il est aussi
sévère que l'Abbé, sans avoir sa tolérance. Fanatique
jusqu'au délire, il voit le mal partout et aurait déjà envoyé au bûcher la
moitié des habitants de l'abbaye, si Adalbéron ne l'en avait pas empêché...
-
Frère Tholomé. Moine copiste, il est entièrement voué à la religion.
Orphelin a huit ans, il a été recueilli par le monastère où il a passé toute
sa vie. Aujourd'hui, à trente ans, il lui arrive parfois de regretter une
jeunesse qu'il n'a pas connu. Quarante moines vivent comme lui à Mornalys,
ils sont partagés en quatre catégories distinctes : les « copistes » qui
travaillent à la bibliothèque ; les « médecins » qui s'occupent de l'hospice
; les « guerriers » (que l'on peut assimiler à des clercs) chargés de la
sécurité et les « ouvriers ».
-
Ascelin. Cuisinier de son état, Ascelin est un homme d'une petite
quarantaine d'années que des revers de chance ont poussé à devenir un «
convers » ou « demi moine ». Roux, moustachu et de taille moyenne, il ne
détonne pas au sein des autres serviteurs (une douzaine) qui sont pour la
plupart d'anciens paysans, alors que lui était aubergiste. Comme eux, il
dort à l'abbaye dont ils assurent l'entretien. Son dada : l'hostellerie,
mais quel dommage que les menus ne soient pas plus variés !
-
Ourgaph. Attention, concierge méchant ! Avec sa femme Riciline (d'une
laideur affligeante) et son fils Gatch (23 ans et d'une stupidité
phénoménale), Ourgaph est chargé de la réception des visiteurs. Il ne se
sépare jamais de son armure de cuir et sort comme un ouragan (merci,
Stéphanie !) de sa maison dès qu'il entend un bruit de pas inconnu. Ses
armes favorites ? Tout ce qui peut trancher, hacher, écraser, démantibuler,
écorcher, casser... bref tout ce qui peut faire mal. Immense et massif,
Ourgaph est aussi barbu que chevelu. Il ne sait s'exprimer que par
borborygmes et un nouveau venu doit attendre l'intervention d'un autre
serviteur ou même d'un moine, pour gagner l'autorisation d'entrer. Une
grande question demeure : est ce vraiment un homme ?
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L'habit
monacal
Le moine
porte à même la peau une « coule », une sorte de chasuble de toile
grossière, qui doit être « assez large pour que les deux coudes y
soient à l'aise, assez longue pour descendre jusqu'aux talons, moulée
au corps et arrondie de toute part ». Cette chasuble est munie d'un
capuchon. En hiver, il entoure ses pieds de bandes de toile avant de
les glisser dans les sandales de cuir et de corde.
Ensuite, il enfile le « froc », une robe longue qui retombe sur les
mains et dont la couleur - grisâtre ou brunâtre - est due à la couleur
naturelle de la laine dont elle est tissée. Le froc est serré à la
taille par une ceinture très simple (parfois en corde) à laquelle est
accroché un couteau.
Mais le vêtement ne fait pas le moine ! Il faut aussi savoir que
l'habitant du monastère se distingue par une grande hygiène
corporelle. Quatorze fois par an, il était rasé et tondu et il devait
se laver très régulièrement, ce qui n'était pas l'usage... |


Comment jouer l'abbaye
Rien n'interdit de se servir de Mornalys dans le cadre d'un jeu de rôle
moderne. Les institutions religieuses ont souvent conservé des
caractéristiques immuables depuis le Moyen-âge. Bien sûr, il faudra adapter
un peu les choses, mais il n'est pas à douter que le monastère copte de
Saint Pakomios peut
ressembler beaucoup à notre abbaye. En ce qui concerne les jeux médiévaux
fantastiques, un premier problème est tout de suite évident : savoir de quel
« dieu » on parle. En considérant le modèle chrétien, on s'aperçoit vite que
la divinité mise à l'honneur dans une abbaye ne doit surtout pas être
chaotique (ce qui serait incompatible avec une discipline stricte). A part
ça, tout est possible. Une abbaye peut être un lieu de séjour idéal pour vos
moines, prêtres, paladins et autres clercs. Ils peuvent y trouver le
réconfort de l'esprit et éventuellement s'entraîner au maniement des armes
(à D&D et AD&D, un prêtre qui change de niveau devrait parfois y faire un
tour). Il est possible aussi, bien sûr, d'imaginer quelques scénarios ayant
pour cadre l'abbaye, comme ces quelques suggestions...
L'HÉRÉSIE
Suite à de nombreux rapports étranges, les aventuriers sont chargés d'aller
mener une enquête à l'abbaye. Ils pourront découvrir que les moines
pratiquent des rites étranges (cérémonies dénaturées, etc...) et que le taux
de mortalité de l'hospice est très élevé.
• Pour le maître : frère Ignacius est devenu fou. Avec l'aide d'un ouvrage
maudit conservé dans la bibliothèque, il a concocté une potion qu'il verse
tous les jours dans la pitance des moines et qui les soumet complètement à
ses ordres. Les « médecins » assassinent les patients de l'hospice et les
transforment en zombis dans les caves secrètes du cloître. Ignacius est
persuadé d'être l'envoyé des cieux venu sur terre pour punir les pécheurs...
L'ESCORTE
Les aventuriers sont engagés par père Adalbéron alors qu'ils visitent
l'abbaye. L'Abbé doit se rendre dans une ville voisine pour négocier
quelques ouvrages enluminés et il a besoin de protection. Il fera le voyage
avec frère Tholomé.
Pour le maître : les péripéties peuvent être nombreuses, entre les dangers
que peut encourir une petite troupe transportant de richesses dans des
contrées sauvages et ceux que peut occasionner un jeune moine ignorant de
tout dans une ville médiévale typique...
VOL DANS LE SAINT DES SAINTS
Des aventuriers sans scrupules (ou d'une religion différente) reçoivent la
mission de dérober un ouvrage très précieux dans la bibliothèque de
l'abbaye. Mais les choses se compliquent, si par exemple un « démon » a élu
domicile dans ce livre et qu'il essaye de gagner sa liberté en provoquant la
perte des personnages...
Comme toujours, laissez jouer votre imagination pour tirer la «
substantifique moelle » de Mornalys.
Question ambiance, il est tout à fait
recommandé de lire « Le nom de la rose » d'Umberto Eco (Livre de Poche no
5859) qui décrit une enquête policière au sein d'une abbaye médiévale. De
quoi imaginer encore bien d'autres aventures...
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