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Talis prends place sur cette île, une ville complète ou chaque quartier
est
détaillé pour plonger vos personnages dans une ville réaliste, complète et
pleines de surprises.
Il est bien sur possible pour chaque maître de jeu de placer Ibsen ou il l'entend
dans sa propre campagne. Pour plus de vraisemblance, il est conseillé de la
situer au Nord, Nord Ouest d'une autre terre, à une semaine de bateau
environ, de façon à ce que les échanges commerciaux se fassent au Sud de
l'île, qui est comme vous le verrez plus loin, l'endroit le plus peuplé. De
plus, l'île peut constituer un point de passage vers une autre terre
(continent, territoire vierge,...).
Nous avons essayé de faire en sorte qu'Ibsen soit très facile à utiliser,
soit pour quelques aventures de passage, soit en campagne, avec des
personnages originaires de l'île. Quoi qu'il en soit, le dossier suivant
peut être lu par tous, maîtres ou joueurs. Les premiers y trouveront une
base pour leurs aventures, les seconds une connaissance générale qui servira
de "background" à leurs personnages.
Il reste encore, bien entendu, de nombreuses omissions il est impossible de
détailler un monde en quelques pages ! Nous comptons développer Ibsen, petit
à petit, dans les numéros suivants, avec entre autre une description poussée
de la plus grande ville,
Talis. Vous pouvez aussi, bien évidemment, apporter
vos propres adaptations ; ce que nous proposons n'est nullement directif,
c'est à vous de l'adapter selon votre style de jeu et vos besoins. Et puis,
vos idées, vos suggestions ou vos scénarios pourront faire évoluer Ibsen, et
compléter ainsi son environnement.
Aventuriers, bonne chance, et que les Dieux vous bénissent.
Généralités
Ibsen fait environ 900 kms sur 1000 kms. C'est dire si ses possibilités sont
vastes. Il s'agit d'une ile très montagneuse, volcanique à l'est. La côte
est partout déchiquetée, abrupte (sauf au Sud, sur la Baie des Mauves), et battue par une mer
parsemée d'écueils. La navigation n'est pas facile dans ses eaux, et si
quelqu'un veut aborder Ibsen par un autre endroit que la traditionnelle et
sûre Baie des Mauves. il aura besoin d'un marin expérimenté. Une ceinture de
petites îles, dont certaines sont habitées, entoure Ibsen du nord au
sud-ouest.
Le climat
Vu sa configuration, il est facile de deviner qu'Ibsen n'est pas une île
tropicale. Elle abonde en massifs montagneux, particulièrement au nord de
Nicoras. Les rigueurs
climatiques rappellent celles de Danemark. Mais le climat s'adoucit assez
nettement vers le sud, essentiellement à cause d'un bienfaisant courant
chaud qui longe la partie septentrionale de l'archipel. Comme sur toute ile
la pluie est abondante, particulièrement sur les côtes. L'intérieur des
terres est moins pluvieux. Ibsen est très inégalement peuplée aussi les
forêts y sont nombreuses et vastes, les conifères dominent au nord, les
arbres à feuilles caduques au centre et au sud.

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Les peuples
De nombreux peuples vivent à Ibsen, humains ou
non humains. Chacun a son
territoire, ses coutumes, ses traditions. En voici une description succincte
.
Les Gowens:
Les Gowens sont des humains, originaires de l'île. Ils sont de taille
moyenne plutôt trapus. châtain roux de poil. Les Gowens vivaient un peu
partout, dispersés, en tribus avant l'arrivée des Ballanders. Depuis
l'installation de ces derniers, leur zone d'habitation est plus délimitée et
leur mode de vie a changé. Ils sont surtout concentrés dans la partie sud
ouest de l'île, des Montagnes de la Coupe, jusqu'aux Andelles. Cette région
s'appele L'Erterin. C'est un pays de collines douces et de bocages, humides
et verdoyants.
Les Gowens n'ont pas le tempérament guerrier. C'est un peuple de chasseurs
et de pêcheurs farouchement individualistes. A aucun moment de leur
histoire, ils n'ont été unis sous une même bannière ou dans un même royaume.
Ils sont d'excellents marins et semblent tous posséder un 6ème sens pour la
mer. Lorsqu'ils ne sont pas à la pêche, il font du cabotinage ; mais d'eux
même, ils ne s'aventurent que rarement au grand large.
L'Erterin est divisé en une multitude de comtés qui souvent ne sont pas plus
grands qu'un village.
Mirande est la seule ville Gowen de quelque importance. Les Gowens aiment
les petites communautés et supportent mal l'autorité. Il existe même
certains endroits qui ne sont gouvernés par personne , ni comtes, ni
patriarche de village,ni famille, personne. Les Gowens, bien que méprisant
le commerce et ayant du mal à comprendre le mysticisme des Hallanders vivent
en bonne entente avec eux. Ils ont des relations particulièrement amicales
avec les Gnomes des collines de Bruinen.
Les Hallanders:
Les Hallanders sont des gens extrêmement actifs. Grands, blonds, le teint
clair, ils descendent des colons.
Ils se sont installés à Ibsen il y a de cela fort longtemps, et leur venue a
provoqué de nombreux changements. Les Hallanders ont apporté leur grand
dynamisme, ainsi que leur sens aigu du commerce. Ils habitent principalement
la région appelée Avalterre, au sud de l'île. C'est une vaste plaine,
fertilisée par deux grands fleuves, la Guivre et L'Ambes. Travailleurs
acharnés, ils tirent de cette terre, que les
Gowens laissaient en friche, l'essentiel de leurs revenus. La principale
ressource des Hallanders est le Silkus, un arbuste qui ne pousse qu'en
Avalterre, et dont est extraite une fibre, grise, solide et souple qui, une
fois travaillée et teinte, donne des vêtements confortables et résistants.
Les Hallanders ont développé la culture du Silkus, et en font un commerce
florissant.
Avalterre n'est pas un royaume. Les Hallanders vivent dans des villes ou
villages qui sont tous indépendants. Chaque agglomération est autonome et
contrôle les terres avoisinantes. Chaque ville est dirigée par un conseil de
douze personnes, essentiellement composé de dignitaires religieux.
Évidemment, la rivalité entre les villes (et même les villages) est grande ;
elle ne dégénère pratiquement jamais en guerre (les autres cités
s'interposant au dernier moment), mais se concrétise par la construction de
beffrois de plus en plus hauts et flamboyants, beffrois qui sont de
véritables défis lancés aux autres villes.
Talis et Olht sont les deux plus
puissantes des villes Hallanders ;
TALIS est une gigantesque ruche : c'est
un port de commerce et elle abrite plus des trois-quarts des ateliers de
confection du Silkus. Olht, pour concurrencer
Talis, essaye de centraliser
le commerce intérieur entre humains, gnomes et nains.
Les Izarns:
Les Izarns sont un des deux peuples Nains d'Ibsen. Ce sont des nains des
montagnes qui habitent la Chaîne du Transir, au nord-est de l'île. Ils sont
plus grands que la moyenne (des Nains), environ 1m40, robustes, ont la face
rougeaude ; leur moustache et leur barbe, qu'ils portent tressées, sont d'un
roux flamboyant. On les appelle parfois les Nains de cuivre.
Les contreforts de la Chaîne du Transir sont volcaniques. Il existe
plusieurs volcans en activité groupés autour du Tremor, le volcan-roi, celui
dont l'éruption est la voix de Moradin, et la lave le sang de Moradin. Les
Izarns sont persuadés que Moradin, leur Maître Dieu, a installé sa forge sous
le Tremor. Aussi ont-ils construit au fil des temps un immense réseau de
canaux sur les volcans, destinés à récupérer la lave à chaque éruption. Ils
se servent alors de celle ci pour forger leurs plus belles oeuvres ; ainsi,
Dungren, leur grande cité non loin du Tremor est construite uniquement avec
de la lave.
Les Izarns sont fiers de leur habileté de forgeron et sûrs de leur force.
Ils n'hésitent pas à quitter leurs tribus et on les rencontre parfois,
parcourant Ibsen, à la recherche d'aventures ou vendant leurs talents de
forgerons. Certains Izarns, originaires des tribus qui vivent sur la côte,
de l'autre côté du Transir, sont même d'excellents marins.
Les Nains de cuivre n'aiment guère les Elfes, ils préfèrent les Ballanders
aux Gowens, et détestent cordialement l'autre peuple Nain, qu'ils apellent
les BUNDIR-RIN, les faux Nains, bien qu'ils aient besoin du cristal de ces
derniers pour construire leurs canaux de lave.
Les Nebels:
Les Nebels sont un peuple mystérieux dont les origines sont inconnues de
tous, sauf peut-être d'eux même et des Elfes. Ils ressemblent pourtant tout
à fait à des Nains, en plus fluets. Leur peau est blanche, ainsi que leur
barbe ; leurs yeux sont d'un bleu très pale. Leur résistance au froid est
étonnante et ils ne semblent guère sensibles à la chaleur.
Les Nains blancs, comme les appellent les hommes sont peu nombreux. Ils
vivent à l'extrême nord d'Ibsen, dans les monts Morlaqs, les montagnes les
plus élevées de l'île. Les Nebels sont discrets, ils n'aiment pas quitter
les Morlags, et ont peu de contacts avec l'extérieur, si ce n'est avec les
Elfes, dont ils sont amis.
La richesse, la passion, la vie d'un Nebel peuvent se résumer en un mot :
Cristal ! Les Morlaqs sont truffés d'immenses cavernes, naturelles pour la
plupart, mais que les Nains blancs ont aménagées depuis longtemps; ces
cavernes sont des mines de cristal. Celui-ci est d'une pureté et d'une
beauté exceptionnelle. Les Nebels en font commerce; ils en vendent juste
assez pour pouvoir acheter les produits dont ils ont le plus besoin qu'ils
ne peuvent faire eux-mêmes. Ils en vendent aux Hallanders et aux Izarns.
Les Nebels vivent par petits groupes, sans qu'on leur connaisse
d'organisation sociale définie, dans les cavernes même qu'ils exploitent, au
fond des vallées les plus inaccessibles des Morlaqs. Ils extraient le
cristal puis le sculptent: ils en font des oeuvres d'art éblouissantes qui
décorent leurs grottes.
En échange du cristal qu'ils fournissent aux Izarns pour leurs canaux,
ceux-ci donnent aux Nebels de la lave du Tremor. Les Nains blancs enchâssent
dans une structure de cristal la lave, qui, par on ne sait quel procédé
magique, reste vivante et prend les formes les plus diverses, toujours
mouvantes. C'est un cristal de vie. Chaque Nebel possède une lame de cristal
qui, plongée dans la lave et taillée, est d'un tranchant et d'une résistance tels qu'elle lui permet de
travailler le cristal brut. Seuls les Nebels savent
façonner ces lames ; ils s'en servent au besoin comme arme.
L'ambition de tout Nain blanc est de créer un cristal de vie. Cela
n'est accordé qu'aux meilleurs. On dit des Nebels qu'ils ont des pouvoirs étranges. Est-ce vrai ?
Les Bügardins:
Les Bügardins, ainsi se nomment eux-mêmes les Gnomes. Ils habitent le
sud-ouest d'Ibsen, dans les collines de Bruinen, qui séparent l'Avalterre de l'Erterin. Petits et noirs de poil, ils portent
généralement une énorme moustache frisottée, ou une barbichette. On les
rencontre un peu partout, aussi bien chez les Gowens que chez les Hallanders. Contrairement aux autres peuples
non humains qui vivent tous
plus ou moins isolés, les Gnomes partagent la même vie que les humains. Il
n'y a pas un village Gowen qui n'ait sa famille de Bügardins ; il n'est pas
de ville Hallander sans
un quartier Bügardin. Ils adoptent volontiers les
coutumes locales.
La tradition chez les Gnomes
est de ne jamais habiter durant
deux générations au même endroit.
Ainsi les enfants, dés qu'ils sont
assez âgés pour cela, vont-ils s'installer dans une autre région que leurs parents, au gré de leur fantaisie. Chaque famille tient
scrupuleusement un registre où sont indiqués avec forces détails les
différents lieux d'habitation, et
l'époque. Les Bügardins, à cause
de leur bougeotte traditionnelle,
et leur sens de la famille et de l'histoire, sont en quelque sorte
la mémoire collective et le ciment
de l'lle d'Ibsen.
Les Edhelgils:
Les Edhelgils ont les cheveux noirs et les yeux verts. Ils habitent Ombreval,
la plus grande et la plus belle forêt d'Ibsen. Linbrethil (le nom elfique d'Ombreval) est le royaume des Elfes. Personne ne
peut la traverser ou y entrer sans qu'ils le sachent. Linbrethil est une forêt de bouleaux blancs
géants. Ces arbres, qui sont d'habitude de taille modeste, atteignent des dimensions incroyables au
coeur d'Ombreval. Les Edhelgils habitent soit dans les hauteurs de ces
géants, soit entre leurs racines, qu'ils ont aménagés pour la circonstance.
Ils sont paisibles et affectionnent particulièrement la pénombre. La nuit
venue, leurs chants s'élèvent dans le silence de la forêt, mélancoliques et
étranges. Les Elfes de Linbrethil vénèrent les étoiles ce sont tous des
musiciens extraordinaires. Ils aiment beaucoup les Nebels pour leurs
cristaux. Les Nains blancs les aiment pour leurs légendes.
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Autres lieux, autres peuples
Plusieurs régions d'Ibsen sont peu peuplées, voire même désertes, surtout au
nord et à l'est. Voici:
Les Montagnes de la Coupe : Malgré toutes les expéditions organisées par les
Bügardins, les Gowens, et les Hallanders. elles restent infestées d'orques
et de Gobelins. Il semble que pour chaque orque tué il y ait une naissance.
C'est désespérant. Heureusement, les tribus orques et gobelines sont
essentiellement occupées à se faire la guerre. Ils effectuent pourtant
régulièrement des raids en Erterin et dans la forêt de Mardele, qui est
seulement peuplée par quelques bûcherons Gowens frustres.
La forêt d'Alavir, à l'ouest, est déserte.
Le massif du Malfé est particulièrement malfamé. Du moins tel est sa
réputation depuis très longtemps. Et personne ne s'y rend plus pour vérifier
si elle est fondée.
La forêt d'Argan, entre le Malfé et les Morlaqs, est faiblement peuplée par
les Edhelgils.
La Loische, qui s'étend jusqu'aux collines du Vézin, est une région de
marais.
Autour du volcan de l'Ire abondent les sources chaudes, qui sont réputées
pour leurs vertus curatives. |
Historique
1 y a de cela fort longtemps, Ibsen était l'île de la magie. Les forces
étranges qui permettent aux magiciens de maîtriser leur seule volonté
étaient présentes en masse.
Les contacts avec les autres plans étaient facilités par une inexplicable
proximité des pouvoirs obscurs. Les éléments, souvent sollicités par les
magiciens se déchaînaient avec une violence exceptionnelle. La mer battait
lourdement les côtes, le feu des volcans porté par les vents déchaînés,
retombait en pluie pourpre sur la terre secouée de tremblements convulsifs.
La magie était plus puissante à Ibsen qu'ailleurs. Des êtres venaient de
loin pour apprendre les secrets des arcanes. Ils arrivaient hommes ou
créatures ; ils repartaient sorciers. La magie façonnait l'île, la modelait
a son gré. Les forces occultes régnaient, les initiés triomphaient. Les
habitants tremblaient. Éperdus d'orgueil, mages, animistes, élémentalistes,
démonistes rivalisaient de pouvoir et jouaient à la guerre. Les Magiciens et
les Sorciers d'Ibsen étaient renommés partout dans le monde. Mais la fin
était proche.
Les Hallanders sont venus pour la première fois à Ibsen avec seize bateaux.
C'était une secte. Persécutés dans leurs pays d'origine pour leurs croyances
religieuses, ils venaient se réfugier dans l'île de la magie. Pourquoi là ?
Douze d'entre eux, qu'on appela plus tard les Douze, avaient eu une vision
la vision d'une grande épreuve, mais aussi d'un bonheur possible. Ibsen
était cette vision.
Dès leur arrivée à l'emplacement de la future
Talis, les Pères se mirent en
route, suivis de nombreux croyants, aucun d'eux ne connaissait la région, et pourtant ils ne se
perdirent pas. Ils traversèrent toute l'île. Les Gowens étaient étonnés:
car ils sentaient la puissance des Pères, indépendante des forces qui
s'agitaient sur l'île. Les Bügardins cachés dans les collines par crainte de
la magie retrouvaient l'espoir et nombreuses furent les familles Gnomes a
suivre la procession; si bien que ce fût une vraie foule qui arriva avec
les Pères devant Durn Azal, le temple maudit des conjurateurs. Les Pères se
mirent à genoux et prièrent. Et là ils eurent la révélation. L'Unique prouva
son existence et sa toute puissance. Le soi s'ouvrit et engloutit Durn-Azal
et l'Unique fit chuter du ciel une immense colonne d'eau qui alimente depuis
trois rivières. Le doigt de l'Unique avait montré la voie.
Les Hallanders choisirent de s'installer au sud de l'île, plutôt que près du
doigt de l'Unique, qui se trouvait dans une région par trop inhospitalière.
Ils formaient une petite communauté dont la Foi décuplait les forces et les
ressources. Le monothéisme de ces colons surexcités ne gêna guère les Gowens,
qui n'avaient pas de grande philosophie religieuse. Ils étaient un peu
animistes, et croyaient donc vaguement aux esprits des sources ou des bois.
Ils acceptèrent sans difficultés le culte de l'Unique. se contentant de
l'adapter à leurs traditions: il est plus poétique de croire en l'Unique
des sources. Les Hallanders essayèrent même de convertir les non humains. Ce
fût un échec complet. Les missionnaires envoyés dans les Montagnes de la
Coupe furent pieusement massacrés par les Orques aux cris de "Que Grumsh
soit loué !"; les Bügardins ne croyaient qu'à la famille; les Izarns ne
juraient que par Moradin, et les Edhelgils ne pensaient qu'aux étoiles.
Mais cette foi nouvelle et brûlante qui habitait les Hallanders leur donna
la force de lutter et d'emporter les autres peuples dans leur lutte contre
l'ennemi ultime, désigné par l'Unique lui même: la Magie.
La guerre contre les magiciens dura longtemps. Ce ne fat pas une guerre
habituelle mais plutôt un conflit larvé qui éclatait parfois en combats
sanglants. Mais les magiciens étaient condamnés à perdre. L'Unique ne
pouvait admettre leur présence, ils n'inspiraient que la peur, et une
fraction des mages, conscient des excès commis sur Ibsen, combattaient les
sorciers.
Aujourd'hui, une grande partie du savoir magique est perdue peut être à
jamais. Les souvenirs de la lutte contre les magiciens se sont estompés. On
ne les lynche plus comme avant. Ils sont tolérés, s'ils savent rester à leur
place. La chute du doigt de l'Unique est
toujours un lieu de pèlerinage protégé des attaques éventuelles par la ville
garnison de
Nicoras. Le plus grand sanctuaire consacré à l'Unique est à Nemos.
Sorg, la grande île qui ferme la baie des Mauves au sud d'Ibsen est hostile. Elle n'est pas
montagneuse, elle est bosselée. Pas une plaine, rien de plat. Elle n'est qu'un immense tas de
pierre stériles. Là, au milieu de ce désert de rocailles, vivent les sorciers. Ils se
cachent. Ils ne sont pas encore prêts; ils veulent percer les secrets les plus
profond de leur
art ; ils cherchent la même puissance que leurs anciens mages: ils étudient nuit et
jour. Eux n'ont pas oublié ...
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